hunger_games_09Résumé

Panem, derniers vestiges de l'ancienne Amérique florissante. Depuis la rébellion de ses douze districts, le Capitole fait régner la terreur dans le pays. Pour les punir indéfiniment et prévenir tout nouvel écart de conduite, le gouvernement organise chaque année les Hunger Games, un jeu de téléréalité dans lequel 24 candidats (un garçon et une fille de chaque district) s'affrontent dans une arène naturelle, jusqu'à la mort. Un seul gagnant, un seul survivant. Katniss, seize ans, vit dans le quartier de la Veine, dans le district le plus pauvre. Chasseuse hors pair, elle nourrit sa famille en braconnant dans les bois avec son ami Gale. Et quand sa petite soeur Prim, seulement âgée de douze ans, est tirée au sort le jour de la Moisson, elle n'hésite pas une seule seconde et décide de prendre sa place pour les Hunger Games, aux côtés de Peeta, le fils du boulanger. Mais l'idée d'affronter le jeune homme lui semble bien acide, car quelques années plus tôt, Peeta l'a sauvée d'un bien mauvais pas...

Mon avis

Passionnant ! Et pourtant, les ressorts de l'intrigue peuvent sembler un peu usés : la réinstitution de jeux romains modernisés, dans un état totalitaire. En ce sens, cela m'a rappelée Le combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat car on retrouve une même dimension épique et un cadre similaire : un futur indéfini qui n'est pas si différent de notre présent (bestioles génétiquement modifiées en plus !) C'est violent, palpitant, poignant, ça vous plante les dents dans la région du coeur dès les premières pages et ça ne vous lâche plus. Même si le récit des Hunger Games est dur, avec son lot de morts terribles, il n'est pas sanglant et insoutenable dans la lecture comme pouvait l'être, dans un genre un peu différent, Déroute sauvage de Guillaume Guéraud. De plus, on s'attache très rapidement au personnage de Katniss. Un brin renfrognée, impertinente, forte et courageuse, mais totalement à côté de ses pompes dès qu'il s'agit de sentiments humains. Car le roman n'est évidemment pas exempt de romance ! Il faut bien sûr rajouter l'éveil de la conscience politique, la critique des médias de l'extrême, et on obtient un roman foisonnant qui nous laisse une fois refermé avec un petit sentiment d'ironie qui gratouille, car finalement, les spectateurs des Hunger Games... n'est-ce pas nous ?

Hunger Games, Suzanne Collins, Pocket Jeunesse, 398 pages, octobre 2009