metal_melodieRésumé

Adolescente rebelle et gothique, Luce est en perpétuel conflit avec sa mère. Mais un soir, elle rentre du lycée dans une maison vide. Sa mère est partie pour une mission de quatre mois en Australie, sans même lui dire au revoir. Livrée à elle-même, Luce oscille entre sentiment de liberté et sentiment d'abandon. Pourquoi n'a-t-elle que si peu de nouvelles ? Et pourquoi un timbre espagnol sur l'enveloppe qu'elle lui a adressé ? En quête d'elle-même autant que du passé mystérieux de sa mère, Luce ne peut plus faire autrement que grandir...

Mon avis

Une bien jolie découverte que ce roman !

Et pourtant, le début ne m'avait pas forcément enthousiasmée. Les pensées de l'héroïne, retranscrites en italique, me faisaient chaque fois grincer des dents. Je me demandais si les adolescentes d'aujourd'hui pensaient réellement de cette manière : « La mother est définitivement larguée, une vraie tare... Bon vent ! » Et ça me laissait perplexe. Mais je me suis accrochée aux premières pages et j'ai bien fait ! L'écriture de Maryvonne Rippert prend de l'ampleur au fil de l'histoire et, toute en délicatesse, se déploie bien joliment dans l'épisode espagnol. On s'y croit sans effort, car tout est là. La chaleur écrasante, l'égarement désespéré de Luce, la tendresse bourrue des vieux espagnols, le romantisme plein d'espoir d'un premier amour. Luce, qui pouvait sembler un brin agaçante au début de l'histoire (car toujours en révolte) remporte vite toute notre adhésion, de par son acharnement à vouloir retrouver cette mère qu'elle connaissait finalement si peu, et par sa propre remise en question.

Un livre d'une grande justesse !

Pour l'anecdote

Je ne regrette qu'une chose, avoir connu la fin avant même d'ouvrir le livre ! Les éditeurs de chez Milan, en visite à la librairie pour nous présenter leur catalogue, ont pensé nous rendre service en nous livrant le dénouement : "vous les libraires, vous ne pouvez pas tout lire !" nous ont-ils dit en toute bonne foi. Certes... Mais pour rien au monde je ne raterai un Macadam ! D'ailleurs, bientôt Les Carcérales !